
# Aménager un îlot central avec plaque de cuisson : nos conseils
L’îlot central équipé d’une plaque de cuisson représente aujourd’hui l’aménagement le plus prisé dans les cuisines modernes. Cette configuration transforme radicalement l’expérience culinaire en permettant de cuisiner face à ses convives, créant ainsi une atmosphère conviviale et interactive. Pourtant, installer une zone de cuisson sur un îlot nécessite une planification minutieuse et le respect de nombreuses contraintes techniques. Entre les raccordements électriques ou gaz, l’extraction des fumées, le choix des matériaux résistants à la chaleur et l’optimisation ergonomique, chaque détail compte pour garantir sécurité, fonctionnalité et confort au quotidien. Cette configuration multifonctionnelle exige également un investissement plus conséquent qu’un simple îlot de préparation, mais offre en contrepartie une valorisation significative de votre espace cuisine et une amélioration notable de votre expérience culinaire.
Dimensionnement et configuration spatiale de l’îlot central avec plaque de cuisson
La réussite d’un îlot avec plaque de cuisson repose avant tout sur un dimensionnement approprié de l’espace disponible. Cette étape cruciale détermine non seulement la faisabilité du projet, mais également son confort d’utilisation au quotidien. Les professionnels s’accordent pour recommander une surface minimale globale, tout en respectant des proportions spécifiques pour chaque zone fonctionnelle.
Surface minimale requise selon les normes NF C 15-100 et DTU 59.3
Pour envisager sereinement l’installation d’un îlot central avec plaque de cuisson, votre cuisine devrait idéalement mesurer au minimum 15 m² en configuration fermée, et 18 à 20 m² pour une cuisine ouverte. Ces surfaces permettent d’intégrer confortablement un îlot tout en maintenant une circulation fluide. La norme NF C 15-100 encadre les installations électriques et impose notamment un espace minimal autour des zones de cuisson pour garantir la sécurité. L’îlot lui-même devrait mesurer au minimum 140 cm de longueur lorsqu’il accueille uniquement une zone de cuisson, et jusqu’à 275 cm s’il combine cuisson et lavage. La profondeur recommandée oscille entre 90 et 120 cm selon les fonctionnalités intégrées. Le DTU 59.3 précise quant à lui les exigences relatives aux revêtements de sol, particulièrement importants lorsque des raccordements doivent traverser la dalle.
Distance de dégagement périphérique et triangle d’activité cuisine
Le concept du triangle d’activité reste fondamental même avec un îlot central : il connecte les trois pôles essentiels que sont la zone de cuisson, le réfrigérateur et l’évier. L’idéal consiste à maintenir une distance cumulée entre ces trois points comprise entre 4 et 7 mètres pour optimiser vos déplacements. Autour de l’îlot, prévoyez impérativement un dégagement périphérique de 90 cm minimum, idéalement 100 à 120 cm sur les côtés les plus fréquentés. Cette distance permet non seulement une circulation aisée, mais garantit également l’ouverture complète des tiroirs, placards et appareils électroménagers sans entrave. Dans les cuisines ouvertes, ce dégagement facilite également les interactions sociales, permettant à plusieurs personnes d’évoluer simultanément dans l’espace sans se gêner mutu
tuellement. Pensez également à anticiper les zones d’ombre ou de passage intensif : si vous devez contourner en permanence l’îlot pour atteindre le réfrigérateur ou le four, l’implantation est à revoir. Une bonne règle consiste à matérialiser au sol l’encombrement futur avec du ruban adhésif afin de tester au quotidien vos déplacements, ouverture de portes incluse. Vous verrez rapidement si l’îlot central avec plaque de cuisson améliore réellement la fluidité de la cuisine, ou s’il devient un obstacle au confort.
Positionnement optimal de la plaque induction, vitrocéramique ou gaz
Le positionnement de la plaque de cuisson sur l’îlot central influence directement la sécurité et le confort d’utilisation. Idéalement, la plaque ne doit jamais être alignée au ras d’un bord : prévoyez un retrait d’au moins 30 cm à l’avant et à l’arrière, et de 20 cm sur les côtés pour limiter les risques de brûlure et les projections sur le sol. Sur un îlot de 100 cm de profondeur, par exemple, placer la plaque légèrement décentrée vers le centre permet de conserver à la fois une zone de préparation et une zone de pose pour les plats chauds.
Pour une plaque à induction ou vitrocéramique, il est préférable de la centrer par rapport à l’axe longitudinal de l’îlot afin de répartir équitablement les volumes de rangements en dessous. Avec une plaque gaz, les contraintes sont plus strictes : veillez à respecter scrupuleusement les distances minimales par rapport aux matériaux combustibles préconisées par le fabricant, ainsi qu’une hauteur suffisante entre brûleurs et hotte. Dans tous les cas, positionner la plaque légèrement décalée par rapport à la zone de snacking ou de repas évite que les convives se retrouvent à portée immédiate des zones chaudes.
Circulation ergonomique et zone de travail de 90 à 120 cm
Pour que l’îlot central avec plaque de cuisson demeure agréable à vivre au quotidien, la largeur de la zone de travail doit être soigneusement étudiée. On considère comme optimale une profondeur de plan comprise entre 90 et 120 cm lorsque l’îlot accueille la cuisson. Cette profondeur permet de combiner, côté cuisine, un véritable plan de travail pour la préparation et, côté séjour, une retombée de plateau ou un espace snacking sans compromettre la stabilité ni l’ergonomie. Plus étroit, l’îlot perd en fonctionnalité ; plus large, il devient difficile à atteindre au centre.
La circulation autour doit, elle aussi, rester fluide : 90 cm constituent un minimum, mais si vous êtes plusieurs à cuisiner ou si l’îlot est situé sur un axe de passage vers le séjour ou la terrasse, visez 110 à 120 cm. Imaginez cette zone comme un couloir dans lequel vous circulez avec des plats chauds ou des appareils encombrants : vous devez pouvoir croiser une autre personne sans difficulté. En respectant ces distances, l’îlot central devient un véritable poste de travail ergonomique, où chaque geste est optimisé et où le risque de collision est limité.
Système d’extraction et ventilation pour îlot avec plaque de cuisson
Installer une plaque de cuisson sur un îlot central impose de réfléchir avec soin au système d’extraction. Dans une cuisine ouverte sur le salon, les odeurs et les vapeurs de cuisson se propagent très vite si la ventilation n’est pas dimensionnée correctement. C’est un peu comme cuisiner sans couvercle sur une casserole : en quelques minutes, toute la pièce est imprégnée. Choisir la bonne hotte, bien la positionner et vérifier son débit d’extraction sont donc des étapes essentielles pour un îlot fonctionnel et agréable à vivre.
Hotte îlot descendante versus hotte aspirante plafond encastrée
Deux grandes familles de solutions dominent aujourd’hui pour un îlot avec plaque de cuisson : la hotte îlot suspendue ou plafond encastrée, et la hotte descendante intégrée au plan de travail. La hotte îlot suspendue s’installe au-dessus de la plaque et devient souvent un élément décoratif fort. Elle requiert cependant une certaine hauteur sous plafond et une fixation solide pour rester stable. La version encastrée dans un faux plafond, plus discrète, permet une intégration minimaliste mais demande des travaux plus importants (création de caisson, passage de gaines, accès pour la maintenance).
La hotte descendante (ou extracteur de plan) se dissimule dans le plan de travail ou dans la plaque elle-même et s’élève uniquement lors de l’utilisation. Cette solution, plébiscitée pour les cuisines au design épuré, limite l’encombrement visuel et évite un bloc suspendu au milieu de la pièce. En revanche, elle exige un volume technique conséquent dans le meuble bas, ce qui réduit légèrement le stockage. Vous hésitez entre esthétique et praticité ? Posez-vous la question de votre fréquence de cuisson et du type de plats préparés : une cuisine très utilisée gagnera à privilégier la performance d’aspiration, quitte à assumer une hotte plus visible.
Débit d’extraction minimal selon la puissance de cuisson en m³/h
Le débit d’extraction est le critère clé pour choisir une hotte adaptée à un îlot central. Une règle simple consiste à multiplier le volume de la pièce par 10 à 12 pour obtenir un débit minimal en m³/h. Par exemple, pour une cuisine ouverte de 40 m² avec 2,5 m de hauteur sous plafond (soit 100 m³), visez un débit de 1000 à 1200 m³/h en vitesse maximale. Ce dimensionnement permet un renouvellement d’air efficace lors des cuissons les plus intenses, notamment sur une plaque gaz ou pour des cuissons à forte émanation (wok, grillades, fritures).
La puissance de la plaque intervient également : plus la puissance totale installée est élevée, plus vous devrez prévoir un débit important. Les plaques induction haute performance, pouvant dépasser 7 kW, nécessitent une capacité d’aspiration supérieure à celle d’une simple table vitrocéramique de base. N’oubliez pas que la performance d’une hotte dépend aussi de la longueur et du diamètre du conduit d’évacuation : des conduits trop longs, avec de multiples coudes, réduisent le débit effectif. Il est donc préférable d’anticiper le tracé du conduit dès la phase de conception de votre îlot.
Installation d’une évacuation par conduit ou recyclage avec filtres à charbon actif
Deux configurations s’offrent à vous pour l’extraction de l’air : l’évacuation vers l’extérieur ou le recyclage interne. La solution par conduit d’évacuation est la plus efficace puisqu’elle expulse à l’extérieur les fumées, graisses et odeurs. Elle demande cependant un accès à une paroi extérieure ou à un conduit existant, ainsi qu’une réalisation soignée des traversées de dalle ou de mur pour respecter l’étanchéité et les normes en vigueur. Dans une maison neuve, ces contraintes sont plus faciles à intégrer ; en rénovation d’appartement, elles peuvent s’avérer plus complexes.
Le recyclage avec filtres à charbon actif constitue une alternative intéressante lorsque l’évacuation extérieure n’est pas possible. L’air aspiré passe par des filtres à graisses puis par un filtre à charbon, avant d’être réinjecté dans la pièce. Si cette solution est plus simple à mettre en œuvre, elle nécessite un entretien régulier : les filtres doivent être nettoyés ou remplacés tous les 3 à 6 mois en fonction de l’usage. Le niveau sonore est souvent un peu plus élevé et l’efficacité légèrement inférieure à une évacuation vers l’extérieur, mais les technologies récentes ont considérablement progressé, rendant ce choix tout à fait viable pour un îlot central.
Systèmes de ventilation intégrée au plan de travail type bora ou novy panorama
Les systèmes de ventilation intégrée au plan de travail, popularisés par des marques comme Bora ou Novy Panorama, révolutionnent l’aménagement des îlots avec plaque de cuisson. Ici, l’aspiration se fait directement à la source, entre les casseroles, via une fente centrale ou un module escamotable intégré à la plaque. Résultat : plus besoin de hotte suspendue, la vue reste totalement dégagée et la cuisine gagne en légèreté visuelle. Cette solution est particulièrement appréciée dans les cuisines ouvertes où l’îlot fait le lien avec le salon ou la salle à manger.
Ces systèmes imposent toutefois des contraintes techniques spécifiques : un volume suffisant dans le meuble bas pour loger le moteur et les conduits, un tracé d’évacuation étudié, voire un système de recyclage à haute performance. Le coût d’achat est aussi plus élevé qu’une hotte classique, mais il faut le mettre en regard des travaux évités au plafond et du confort visuel obtenu. Vous cuisinez beaucoup et recherchez discrétion, efficacité et design contemporain ? Les systèmes de ventilation intégrée au plan de travail constituent alors une option à sérieusement envisager pour votre îlot central.
Raccordements techniques et contraintes d’installation électrique et gaz
L’intégration d’une plaque de cuisson sur un îlot central suppose d’anticiper avec précision tous les raccordements techniques. Contrairement à une implantation murale, où les réseaux longent naturellement les parois, il faut ici amener électricité, éventuellement gaz, et parfois évacuation d’air au milieu de la pièce. Cette étape, trop souvent sous-estimée, conditionne pourtant la faisabilité et le coût global du projet. Selon que vous soyez en construction neuve ou en rénovation, les solutions techniques ne seront pas les mêmes et les travaux pourront aller du simple passage de gaine à la création d’une estrade complète.
Alimentation électrique triphasée 32A pour plaque induction haute puissance
Les plaques à induction modernes peuvent atteindre des puissances élevées, surtout lorsqu’elles regroupent plusieurs zones flexibles ou une fonction booster. Pour ces modèles, une alimentation dédiée en 32 A est généralement requise, parfois en triphasé, en fonction de la puissance totale et des recommandations du fabricant. Il est indispensable de vérifier, en amont, la capacité de votre tableau électrique et la conformité de l’installation à la norme NF C 15-100, qui encadre les circuits spécialisés pour la cuisson.
Le câble d’alimentation doit être acheminé jusqu’à l’îlot via une gaine technique protégée, soit sous la dalle (dans une réservation prévue lors de la construction), soit dans une chape rapportée ou une estrade si vous rénovez. Dans certains cas, un passage par le plafond, puis une descente au centre de l’îlot, est possible, mais cette configuration reste plus rare et visuellement plus contraignante. Vous l’aurez compris : faire intervenir un électricien qualifié est incontournable dès que l’on parle de plaque de cuisson sur îlot central, tant pour la sécurité que pour la conformité réglementaire.
Acheminement des fluides sous dalle ou par gaine technique murale
L’acheminement des différents réseaux (électricité, gaz, éventuellement eau si l’îlot combine cuisson et lavage) se fait le plus souvent sous le revêtement de sol. En maison individuelle neuve, les gaines sont passées dans la dalle ou la chape dès le gros œuvre, ce qui offre une grande liberté d’implantation. En rénovation, la situation est plus délicate : il peut être nécessaire de décaisser le sol, de déposer un carrelage existant ou de créer une estrade pour dissimuler les conduites. Cette estrade peut aussi devenir un élément décoratif, permettant par exemple de différencier visuellement la zone cuisine.
Lorsque le passage sous dalle est impossible (plancher chauffant eau ou électrique, dalle béton non modifiable, contraintes de copropriété), une alternative consiste à regrouper les réseaux dans une gaine technique murale puis à créer un socle surélevé reliant le mur à l’îlot. Ce socle, habillé dans le même matériau que le sol ou contrasté, peut se transformer en marche ou en banquette basse. L’essentiel est de toujours respecter les distances réglementaires entre les différents fluides (eau, gaz, électricité) et de conserver une pente suffisante pour les évacuations lorsque l’îlot accueille aussi un évier.
Norme NF DTU 61.1 pour raccordement gaz naturel ou propane en îlot
Si vous optez pour une plaque gaz sur votre îlot central, la prudence est de mise. Le raccordement doit impérativement respecter la norme NF DTU 61.1, qui fixe les règles d’installation des conduites de gaz naturel et de propane. Les canalisations doivent être protégées mécaniquement, accessibles pour contrôle et, dans la mesure du possible, éviter les passages en apparent au centre de la pièce. On privilégiera des tubes en cuivre ou en acier conformes, avec des raccords brasés ou soudés par un professionnel habilité.
Le passage sous dalle doit être soigneusement étudié pour éviter toute zone de stagnation de gaz en cas de fuite. C’est pourquoi certaines configurations imposent le recours à un flexible gaz spécifique certifié, connecté sur une arrivée murale proche de l’îlot, plutôt qu’un réseau entièrement noyé dans le béton. De plus, une ventilation haute et basse de la cuisine est recommandée, voire obligatoire selon les cas, pour assurer un renouvellement d’air suffisant. En résumé, une plaque gaz sur îlot reste possible, mais elle requiert une étude technique rigoureuse et une exécution par un professionnel qualifié.
Intégration des prises électriques affleurantes et ports USB escamotables
Au-delà de l’alimentation principale de la plaque, un îlot central bien conçu doit intégrer des prises supplémentaires pour les petits appareils : robot pâtissier, blender, mixeur plongeant, etc. Les prises affleurantes ou blocs escamotables constituent des solutions à la fois esthétiques et pratiques. Intégrées directement dans le plan de travail, elles restent discrètes lorsqu’elles ne sont pas utilisées et se déploient en un geste lorsque vous en avez besoin. Certains modèles intègrent même des ports USB pour recharger smartphone ou tablette tout en suivant une recette en ligne.
Pour des raisons de sécurité, il est conseillé de positionner ces prises à distance raisonnable de la zone de cuisson, afin d’éviter tout risque de projection d’eau ou de graisse sur les connecteurs. L’étanchéité et la résistance aux chocs doivent être vérifiées (indices IP et IK adaptés à la cuisine). En termes de câblage, ces prises sont généralement raccordées à un circuit spécialisé ou à un circuit prises existant, en respectant là encore les prescriptions de la norme NF C 15-100. Bien pensées, elles participent pleinement à la fonctionnalité quotidienne de l’îlot, sans gêner les gestes de cuisson.
Choix des matériaux de plan de travail résistants à la chaleur
Le plan de travail est en première ligne autour d’une plaque de cuisson sur îlot central. Il doit résister aux chocs thermiques, aux rayures, aux taches et aux manipulations répétées. Tous les matériaux ne se valent pas face à la chaleur dégagée par les casseroles et les poêles, ni face aux projections de graisse. Opter pour des surfaces adaptées à la zone péri-cuisson, éventuellement combinées à d’autres matériaux plus chaleureux sur les parties repas, permet de concilier esthétique et durabilité. Un peu comme on combinerait des pneus hiver et été sur un même véhicule, chaque matériau joue son rôle sur la partie qui lui convient le mieux.
Granit, quartz silestone ou dekton pour zones péri-cuisson
Pour les zones situées autour de la plaque de cuisson, les matériaux minéraux haute performance sont particulièrement recommandés. Le granit naturel offre une excellente résistance à la chaleur et aux rayures ; il supporte sans difficulté la pose de casseroles chaudes, à condition de respecter les recommandations du fabricant. Les quartz de synthèse type Silestone sont très résistants aux taches et aux chocs, mais tolèrent parfois moins bien les températures extrêmes : mieux vaut éviter d’y poser directement un plat sortant du four sans dessous-de-plat.
Les surfaces ultra-compactes comme le Dekton ou le Neolith se distinguent par une résistance exceptionnelle à la chaleur, aux rayures et aux UV. Elles sont idéales pour les îlots très sollicités, notamment en cuisine ouverte où le plan de travail devient un élément central de la décoration. Leur investissement est plus élevé, mais leur longévité et leur stabilité esthétique en font un choix judicieux pour un îlot avec plaque de cuisson. Vous pouvez par ailleurs marier ces matériaux minéraux sur la partie cuisson avec un bois massif ou un stratifié sur la zone snacking pour apporter chaleur et contraste.
Installation de plaques réfractaires et joints thermorésistants
Au-delà du choix global du matériau, certains détails techniques contribuent à la bonne tenue de l’îlot dans le temps. L’installation de plaques réfractaires ou de supports métalliques sous la plaque de cuisson permet de répartir la chaleur et d’éviter les déformations du plan, en particulier sur des matériaux plus sensibles. Les entourages de plaques doivent être réalisés avec des joints thermorésistants spécifiquement conçus pour supporter les températures élevées générées par la cuisson.
Ces joints assurent également l’étanchéité entre la plaque et le plan de travail, limitant les infiltrations d’eau ou de graisse dans le support. Dans le cas d’un îlot, où la plaque est souvent très sollicitée et visible, ces précautions techniques évitent les microfissures, les décollements de chants ou les gonflements du support. Un cuisiniste expérimenté ou un artisan qualifié saura vous orienter sur les accessoires nécessaires en fonction de la combinaison plan de travail / type de plaque choisie.
Protection arrière avec crédence verre trempé ou inox brossé
Sur un îlot central, la plaque de cuisson est souvent installée sans mur arrière, mais certaines configurations prévoient un retour de plan ou un élément vertical (verrière, demi-cloison, meuble haut suspendu). Dans ces cas, il est indispensable de protéger ces surfaces des projections de graisse et de chaleur. Une crédence en verre trempé constitue une solution esthétique et hygiénique : sa surface lisse se nettoie facilement et résiste aux chocs thermiques. Déclinable en de nombreuses couleurs ou finitions, elle permet également de créer un accent décoratif.
L’inox brossé reste un grand classique autour des zones de cuisson, apprécié pour sa robustesse et son style professionnel. Il s’accorde particulièrement bien avec les cuisines contemporaines ou industrielles. Vous pouvez aussi envisager des panneaux compacts stratifiés haute pression ou des faïences spécifiques, à condition de vérifier leur résistance à la chaleur. L’objectif est de garantir la durabilité de l’aménagement tout en facilitant l’entretien quotidien de votre îlot central avec plaque de cuisson.
Aménagement des rangements et ergonomie fonctionnelle de l’îlot
Un îlot central avec plaque de cuisson ne se résume pas à un simple support de plaque : c’est aussi un concentré de rangements et de fonctionnalités. Autour de la zone de cuisson, tout doit être à portée de main pour limiter les déplacements inutiles : casseroles, poêles, ustensiles, épices, huiles… L’ergonomie d’un bon îlot se joue donc à l’intérieur des meubles autant qu’à l’extérieur. Une organisation intelligente des tiroirs et des casseroliers vous fera gagner de précieuses secondes à chaque préparation, tout en gardant une cuisine visuellement ordonnée.
Tiroirs coulissants blum tandembox pour ustensiles de cuisson
Les tiroirs coulissants de type Blum Tandembox sont particulièrement adaptés aux meubles situés sous la plaque de cuisson. Leur coulisse synchronisée et leur amortisseur intégré permettent une ouverture et une fermeture souples, même lorsqu’ils sont très chargés. Vous pouvez y ranger l’essentiel des ustensiles de cuisson : louches, spatules, fouets, pinces, mais aussi couteaux et planches à découper, à condition de prévoir des séparateurs intérieurs adaptés.
Positionner un grand tiroir à hauteur de hanches, juste sous la plaque, offre un confort d’utilisation maximal. Un tiroir à l’anglaise, dissimulé à l’intérieur d’un plus grand, peut accueillir les petits accessoires, tandis que le tiroir principal reçoit les articles plus volumineux. Cette configuration optimise chaque centimètre disponible et évite d’avoir à fouiller dans des placards profonds pendant la cuisson, tout en maintenant la façade de l’îlot parfaitement alignée et esthétique.
Casseroliers extractibles et organisateurs modulaires Orga-Line
Les casseroliers extractibles constituent la solution idéale pour ranger vos batteries de cuisine sous l’îlot. Avec une largeur de 60, 80 ou 90 cm, ils permettent de stocker casseroles, poêles, faitouts et couvercles de manière visible et accessible. Combinés à des organisateurs modulaires type Orga-Line ou équivalents, ils évitent l’empilement chaotique et les chocs entre revêtements. Chaque élément trouve sa place, ce qui accélère la mise en place et le rangement après la cuisson.
En pratique, on consacre souvent un casserolier aux poêles et aux casseroles du quotidien, et un autre aux ustensiles plus spécifiques (wok, cocotte, plats en fonte). Les séparateurs ajustables, les porte-couvercles et les cadres modulables permettent d’adapter l’intérieur des tiroirs à votre équipement réel. Vous cuisinez souvent en grande quantité ou pour une famille nombreuse ? Prévoyez alors un casserolier de grande largeur (90 ou 120 cm) sous l’îlot pour garder à portée de main tout le nécessaire de cuisson.
Intégration d’un espace snacking avec surplomb de 30 cm minimum
Pour rendre votre îlot central encore plus convivial, l’intégration d’un espace snacking ou d’un coin repas est une option très appréciée. Il s’agit généralement d’un surplomb du plan de travail, côté séjour, qui permet de glisser des tabourets et de s’asseoir confortablement. Un débord minimal de 30 cm est recommandé pour offrir un vrai confort aux genoux ; au-delà de 35 à 40 cm, l’assise devient comparable à celle d’un comptoir de bar. Vous pouvez choisir de conserver la même hauteur que le plan de travail (environ 90 cm) ou de créer une rupture de niveau pour différencier visuellement les usages.
Veillez cependant à bien séparer la zone snacking de la plaque de cuisson, que ce soit par un retrait suffisant ou par un élément de séparation (relevé de plan, bande de matériaux différente, pare-haleine en verre). L’objectif est que vos convives puissent s’installer sans être trop exposés aux projections ou à la chaleur. En pratique, un îlot bien pensé combine souvent, côté cuisine, les rangements et la plaque, et côté séjour, un retour en L ou un plateau débordant dédié aux repas rapides, à l’apéritif ou aux devoirs des enfants pendant que vous cuisinez.
Budget et coûts d’installation selon les configurations
Le budget d’un îlot central avec plaque de cuisson varie considérablement selon la taille, les matériaux, les équipements et la complexité technique des raccordements. Comparé à un simple îlot de préparation, on observe généralement un surcoût de 30 à 60 % dès lors que l’on intègre une zone de cuisson et un système d’extraction performant. En 2024, on estime qu’un îlot avec plaque de cuisson se situe, en moyenne, entre 3 000 et 10 000 € posé, hors rénovation lourde du sol ou du plafond.
Dans une configuration entrée de gamme, avec plan de travail stratifié, plaque induction standard, hotte recyclage simple et rangements basiques, le budget peut démarrer autour de 3 000 à 4 500 €. À l’inverse, un projet haut de gamme combinant Dekton ou granit, plaque induction avec ventilation intégrée type Bora, rangements premium (Blum, Orga-Line), prises escamotables et travaux de maçonnerie pour les réseaux, peut facilement dépasser 8 000 à 10 000 €. Pour affiner votre enveloppe, listez précisément vos besoins : souhaitez-vous un îlot simplement dédié à la cuisson, ou un véritable centre névralgique intégrant cuisson, lavage, repas et rangements ?
Il ne faut pas non plus négliger le budget main-d’œuvre : électricien, plombier, cuisiniste, éventuellement plaquiste ou maçon pour la création d’une estrade ou la modification de la dalle. Dans le cas d’une rénovation complexe, la part de la pose peut représenter 30 à 40 % du coût global. Enfin, gardez en tête qu’un îlot central avec plaque de cuisson, bien conçu et bien intégré dans l’espace, valorise fortement votre bien immobilier. Il s’agit donc d’un investissement qui, au-delà du confort au quotidien, peut se révéler pertinent à long terme dans une perspective de revente.